Temps de réaction au Festival Photophore 2017

Temps de Réaction
work in progress
Pierre-Yves Fave, Patrick Fontana
Samedi 21 octobre 2017 20h30
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Festival Photophore 2017
Espace Jean-Roger Caussimon
6, rue des Alpes
93290 Tremblay-en-France

Temps de réaction parle d’amitié, d’explorations, de rencontres, d’échanges et de construire la « machine à créer du langage entre toi et moi ». C’est une machine analogique avec des côtés absurdes et fragiles. Sa seule existence physique pose déjà question. La machine cherche à lier et à faire fonctionner des éléments qui ne peuvent pas échanger à priori. Elle provoque des récits, des traces, des expérimentations sur la conductibilité possible des éléments qui la composent, leur matérialité. Elle nous amène à nous pencher sur ce qu’est l’intelligence humaine et ce qui la distingue des processus électroniques qui s’en rapprochent.

photophore

Hello à vous,

J’ai trouvé ça très bien, fluide et plein de surprises, avec les bonnes articulations, les bons prolongements vis-à-vis de la première partie (création ludique, impro, éducation aux images/médias, ‘critique’ du quotidien…) et du cadre de la MJC (éducation populaire, faire avec, lien art/science, émancipation…).

Ce n’était pas gagné de faire accepter une nouvelle forme tentaculaire, ni spectacle, ni performance frontale, ni œuvre participative instrumentalisante/infantilisante. Faire vivre un processus en préservant les approches de chacun/chacune pour respecter les expériences singulières, les histoires, les parcours, tout en traversant un environnement technique peuplé de questions, sans réponses toutes faites réconfortantes pour que se renforcent les puissances non-linéaires et leurs actualisations possibles. Le tout étiqueté ‘temps de réaction’ comme pour libérer les mots des choses, à la fois pour laisser la place au mouvement, à la digestion, la distance, l’indifférence, la réflexion, et pour ne pas oppresser avec du coercitif, du partiel, de l’urgence, du contrôle.

La prise de risque d’une forme instable/in-finie est gage de vivacité lucide et réceptive à la contingence, son chaos ambiant et son ‘ordre’ apparent. ça désacralise l’approche de la science et de la technique, ça fait respirer dans la saturation des modes d’emploi. ça libère le désir et stimule les productions iconoclastes, poreuses entre art et non-art.

L’approche fractale entre les articles du blog et leurs extensions ‘dé-scénographiées’ est comme un cheminement, déambulation en forêt de l’écran, et celle du ‘public’, au début, comme résistance aux positions dictées/habitus-ées.

Ce qui a aussi permis des allers-retours pour donner corps entre problématiques/enjeux et exemples concrets.

sinon désolé mais il n’y a qu’une photo (en pj).

Laurent Carlier initiateur du festival Vision’R

Temps de réaction à Khiasma du 5 au 8 septembre

Avec Pierre-Yves Fave, nous continuons nos recherches sur notre projet commun Temps de réaction. (TDR)

L’espace Khiasma nous a donné l’hospitalité pendant 4 jours pour travailler dans leur espace. Un temps partagé avec quelques personnes et plein de nouvelles pistes de travail. A suivre.

Prochain rendez-vous pour TDR, en public, cette fois, au festival Photophore

à l’espace Jean-Roger Caussimon à Tremblay en France fin octobre 2017.

 

PEROU

Patrick Fontana participe aux trois jours organisés par le collectif PEROU.

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PEROU (facebook)

Aujourd’hui, à la Colonie, des paroles et des images puissantes, des réfugiés de Lille, de Zimako Jones, des Calaisiens, des chercheurs du PEROU, de Marielle Macé, de Gaetane Lamarche-Vadel, de Fiona Meadows, de Malte Martin, de Thomas Aguilera, des étudiants de SPEAP, des étudiants du Master de Création Littéraire de Paris 8 Saint-Denis, d’Antoine Hennion, du collectif Sans Plus Attendre, des photographes du projet « Réinventer Calais », et de bien d’autres, mais aussi ce texte envoyé au PEROU par Patrick Chamoiseau, extrait de son livre à paraître ce samedi, « Frères Migrants » :

« Mais, alors que bien des pays pauvres recueillent tant bien que mal des migrations massives, les États-nations d’Europe préfèrent dire à la vie qu’elle ne saurait passer. Eux qui ont tant migré, tant brisé de frontières, tant conquis, dominé, et qui dominent encore, veulent enchouker à résidence misères terreurs et pauvretés humaines. Ils prétendent que le monde d’au-delà de leurs seules frontières n’a rien à voir avec leur monde. Qu’il n’est pas de leurs oeuvres et pas de leur devoir. Ils lui opposent les dissuasions d’une mort autorisée, filmée à angles choisis, médiatisée chaque jour. Ils élèvent l’attestation d’un impossible sur des monceaux de cadavres et consentent à l’abandon de tout un océan aux vocations des cimetières. Le berceau de leur civilisation est devenu une tombe. Ils ont tout essayé, pactisé avec les infamies, ici avec le diable turc, là avec la déroute grecque, plus loin ils ont forcé la faiblesse italienne, et pour le reste ils ont peuplé leurs rives de démons mercenaires. Cela se voit légitimé par des équilibres économiques, des seuils de tolérance, des préventions sécuritaires contre le terrorisme, de la Raison d’État alliée aux indigences du pragmatisme politicien. Ils arguent d’identités menacées par des hordes dissolvantes. Ils disent que rester hors d’atteinte est la seule réponse possible à ce qui n’est qu’un début d’invasion. L’Europe envisagée comme solitude au monde ! L’Europe, amputée de sa propre mémoire, se voyant née d’elle-même, se nourrissant d’elle-même, achevée en elle-même sans besoin de l’Humain !… Pourtant, en son sein même, l’imprévisible surgit. Quelques êtres humains – je parle des gens de l’ordinaire, sans titre et sans blason – s’éveillent malgré tout à quelque chose en eux. À l’instar des migrants, ils inventent au-devant de leur propre humanité d’intraitables chemins. Sans attendre un quelconque horizon, ils recueillent et accueillent des ombres des spectres des silhouettes qui traversent les projecteurs et les obstacles éblouissants. Ils se portent vers eux, sans lumière, sans audience, avec juste un rien d’humanité tremblante. Se faisant eux-mêmes et audience et infime lumière, ils donnent leur lit, leur petit déjeuner, leurs habits, leur temps, leur solitude aussi. Casa nostra, casa vostra ! Chants, danses, musiques, petites choses petits gestes petits mots qui recèlent sans doute l’éclat ténu d’un autre monde : une intuition qui désavoue des vérités ténébreuses et puissantes. Casa nostra, casa vostra ! »

Demain, toujours à la Colonie, d’autres paroles, d’autres images, d’autres actes au programme, à partager, à faire proliférer.

PEROU_Colonie (pdf de présentation)

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Temps de réaction (en préparation)

Temps de réaction.
Installation multimédia
Patrick Fontana / Pierre-Yves Fave

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Tout les efforts pour esthétiser la politique culminent en un se ul point. Ce point est la guerre.
L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, Walter Benjamin

L’actualité qui dure, celle que nous avons toujours connue, faite de vitesse, de performance, de pauvreté, d’exclusion, d’une violence sourde qui pointe partout, nous amène à tenter de chercher une cohérence entre notre action et ce qui nous constitue.
Dans cet univers fortement médiatisé, l’emballement du flux continu et la surabondance d’informations fait que nos corps sont dépassés pour filtrer, comparer, juger… et nous laissent dans une admiration béate de résultat de processus, comme envoûtés.

Les machines ne sont plus uniquement des outils, ce sont des supports d’informations, des oracles pour certains.
Notre attention devient superficielle, nous conduisant à nous isoler face à nos machines à communiquer. Notre humanité est modifiée par la place qu’elles prennent progressivement dans nos vies.

Nous sommes deux artistes. Nous travaillons régulièrement ensemble depuis 2004.
Notre travail commun se concentre autour des interactions entre les gestes humains et l’ordinateur.
La place que nous donnons à l’ordinateur dans nos travaux a toujours été sujette à questionnement.
Nous ressentons le besoin de démystifier les dispositifs techniques que nous utilisons.

Si nous connaissons le point de départ de chacun de nos travaux, leur fin nous est inconnue, en analogie avec nos vies.
C’est une constante qui ne ferme pas la possibilité d’expérimentations multiples. Il s’agit de questionner, chercher ensemble des points de repère, assurer mutuellement nos pas,
en conscience, et utiliser avec éthique les moyens dont nous disposons.
Nous partons du postulat que l’on ne peut pas prévoir le hasard, aucun outil ne fait cela.
Hasard que les sciences, les processus de simulation, le désir de sécurité tentent de minimiser.
C’est pourtant quelque chose de porteur, dans l’idée de sérendipité, de découvertes qui se font par ce moyen.

Dans temps de réaction, la machine est un sujet d’étude.

Correspondance

Temps de réaction a commencé par une correspondance, un entre-deux préliminaire, nécessaire et réjouissant.
Cette correspondance a trouvé ironiquement sa place sur un blog gratuit, donc limité, pour le moment.
Elle est composée de textes personnels, de vidéos prises sur internet, de termes techniques, de mots, d’images qui en renvoient à d’autres, de d éfinitions, de liens, de concepts, d’éléments d’histoire des techniques, de l’homme…
Il est question d’influences, de sujets qui sont insolubles seul.
Une sorte d’archéologie sur ce qui aurait pu être ou n’as pas encore eu lieu. Cette correspondance produit entre tous ces éléments, une nouvelle compréhension, un temps en suspens où peut se construire une pensée commune.
Le blog est consultable en ligne: http://www.tempsdereaction.wordpress.com

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2003. La bande à venir avec une esquisse, dessins à partir des séminaires de Jacques Rancière et de Giorgio Agamben présentés dans le cadre de l’exposition Changer son matin : de quelques bonheurs possibles, peut-être, Valence, CRAC scène nationale, 9 avril-19 juillet 2003.

http://fofana.free.fr/wp/?page_id=10

Hymnes en écoute sur r22-tout monde

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la présentation de la pièce sonore Hymnes (23 minutes) est en écoute sur la radio-web R22-Tout monde :
Hymnes http://r22.fr/son/hymnes/, écrite dans le cadre de l’atelier lecture(s) de bouche(s) à l’association Emmaüs-Solidarité (Paris) avec des personnes en apprentissage du français langue étrangère et de l’Unité « Arts & thérapie » du Centre Hospitalier Interdépartemental de l’Oise par l’auteur de théâtre Nicolas Richard
Discussion entre Olivier, Marboeuf, Nicolas Richard, le public et moi-même. http://r22.fr/son/discussion-autour-dhymnes/
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Festival Relectures : Hymnes (pièce sonore) En redevenant sauvages et féroces (dessins)

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FESTIVAL DE LITTERATURES VIVANTES

PATRICK FONTANA – Exposition En redevenant sauvages et féroces
du jeudi 29 septembre au samedi 8 octobre 2016

Hymnes, pièce sonore le vendredi 30 septembre à 21h

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En redevenant sauvages et féroces /
Patrick Fontana
Du Jeudi 29 Septembre au Samedi 8 Octobre
Aux horaires des événements du festival
Espace
Khiasma
exposition
Des milliers de personnes traversent la Méditerranée au risque de perdre leurs vies pour nous rejoindre, des « migrants » qui marchent à travers l’Europe, qui sont arrêtés par des murs, des barbelés, mis dans des camps et ensuite refoulés. L’Europe rejette massivement ces personnes.

En redevenant sauvages et féroces est une série de dessins au crayon noir sur des feuilles, format A5, à partir de fragments de photographies prises sur internet sur ces évènements. Je travaille au rythme -et en boucle- de Four seasons revisited du compositeur Max Richter. Je saisis des lignes, des matières, je rencontre des regards, des visages…
Ces dessins sont rassemblés sous trois thèmes : traversées-accostages, attentes, marches.


Accès libre tout au long du festival, aux horaires des événements

Retrouvez le programme du festival sur Khiasma…


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Hymnes / Patrick Fontana & Nicolas Richard
Vendredi 30 Septembre
21H00 – Espace
Khiasma

Rencontre, diffusion sonore, lecture

Durant cette soirée, Patrick Fontana traversera l’aventure de l’atelier d’expérimentation d’apprentissage du français qu’il mène depuis huit ans à partir de la découverte et de la lecture à haute voix de textes de la poésie et de la littérature contemporaines. Hymnes, la pièce sonore qu’il a créée cette année avec les stagiaires, sera diffusée à cette occasion ; elle sera suivie d’une lecture d’une nouvelle extension de son texte par Nicolas Richard.

En savoir plus…

Et aussi sur Facebook…

Hymnes est une partition poétique élaborée par Nicolas Richard à partir des hymnes nationaux de chacun des participants de l’atelier Lecture(s) de bouche(s) mené par Patrick Fontana au sein des formations de base Emmaüs à Paris, ainsi qu’à l’Unité « Arts & thérapie » du Centre Hospitalier Interdépartemental de l’Oise. De ce qu’ils considèrent comme étant ou non leurs hymnes, avec toutes les questions que cela peut parfois poser. J’ai prélevé et indexé sous différentes entrées thématiques les paroles des chants de chaque État pour recomposer un hymne hybride et chimérique. Hymnes prend la forme d’une longue liste plus ou moins trafiquée et retravaillée qui fabrique de la fiction poétique, une sorte d’épopée compressée, parfois un peu absurde et monstrueuse. Hymnes brasse les chants de neufs États, point de départ d’un projet de plus grande ampleur, à l’échelle du monde.

Tout au long du Festival Relectures, écoutez les enregistrements de tous les évènements dès le lendemain en ligne sur la r22 Tout-Monde ! ​​​​​​​

 

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