Antenne Lecture(s) de bouche(s) sur la web radio R22 Toutmonde

Patrick Fontana-CLEA-Je est un Autre-2019

Bonjour à toutes et à tous

Je vous invite à écouter sur la web radio R22 Tout-monde, l’antenne Lecture(s) de bouche(s ) productions de l’atelier Lecture(s) de bouche(s ), atelier nomade de lectures de poésies à voix hautes et enregistrées.

https://r22.fr/antennes/lecture-s-de-bouche-s

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2019 : JE est un autre est un programme composé de poèmes de Bernard Heidsieck, Edith Azam, Yannick Torlini, Fred Griot, Fabienne Raphoz, Sylvie Franceus… lus par les participant.es des 7 groupes ouverts dans la communauté d’agglomération Coeur d’Essonne dans le cadre d’une résidence mission, (contrat local d’éducation artistique) qui s’est terminée en juin.

https://r22.fr/antennes/lecture-s-de-bouche-s/je-est-un-autre

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Hymnes : 2016, Création radiophonique à partir d’un texte de Nicolas Richard écrit pour l’atelier à Emmaüs-Solidarité Paris avec des personnes en apprentissage du français langue étrangère.

https://r22.fr/antennes/espace-khiasma/relectures-17-histoires-geographies/hymnes

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Spinoza tout-monde : 2015, j’ai invité la philosophe Nathalie Chouchan à participer à l’atelier (à Emmaüs-Solidarité) pour travailler ensemble sur des extraits de l’Ethique de Spinoza (1632-1677). Des textes personnels sur les affects du philosophe et des discussions pendant l’atelier ont ainsi été enregistrés

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LUCA BABEL : 2014, parcours dans l’œuvre du poète Ghérasim Luca (éditions José Corti), sur la radio R22 Tout-monde à l’adresse suivante :

https://r22.fr/antennes/lecture-s-de-bouche-s/luca-babel

LUCA BABEL a reçu le Coup de cœur 2014 de la commission Parole Partagée de l’Académie Charles Cros.

Luca Babel regroupe un choix de poèmes de Ghérasim Luca enregistrés au fil du temps. Ces poèmes ont été travaillés à partir de 2007, par des personnes en apprentissage du «Français Langue Étrangère», à l’Atelier Formation de Base de l’association Emmaüs-Solidarité, à Paris et avec l’association Mosaïques à Romainville.

La poésie sonore de Ghérasim Luca s’est révélée un outil incroyable pour apprendre le français, s’étant vite imposée aux participants comme un moyen détourné de prendre la langue à bras le corps. Elle a fait naître auprès des femmes et des hommes qui travaillent dans cet atelier un désir toujours vif de s’approprier les mots.


Ethica, Work Without Obstacle : An Interview with Patrick Fontana, artist

Ethica, Work Without Obstacle: An Interview with Patrick Fontana, artist

July 11, 2019 by Nathan Eckstrand on the blog og the APA.

The American Philosophical Association promotes the discipline and profession of philosophy, both within the academy and in the public arena. The APA supports the professional development of philosophers at all levels and works to foster greater understanding and appreciation of the value of philosophical inquiry.

blog.apaonline.org

Patrick Fontana, Notes dessinées, exposition

Patrick Fontana, Notes dessinées, exposition,

2 au 23 mars 2019 Médiathèque Marguerite Duras, Brétigny-sur-Orge,
2 avril au 25 avril 2019 Médiathèque Louis Aragon, Morsang-sur-Orge.

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J’ai commencé à prendre des notes dessinées pendant des séminaires de philosophie, d’esthétique de l’art et de sociologie. De façon générale, ces notes dessinées se composent d’un dessin lié à un fragment d’un texte lu ou entendu lors d’un discours. Prises dans l’instant, elles sont une forme de mise en images des paroles ou des textes. J’essaye d’entretenir une étrange relation de proximité et de distance, un peu comme des reliefs archéologiques avec ce dont ils sont traces, fragments. Ces notes dessinées sont pour moi un terrain riche d’expérimentations artistiques d’où naissent une multitude d’enchevêtrements de formes possibles. L’exercice est incertain et toujours subjectif.

Cette exposition est accompagnée par l’affiche de Grenze, vidéo-performance, d’après les notes dessinées du Capital de Karl Marx https://youtu.be/npH33sXTyqY.
Elle a été mise en page avec un processus informatique aléatoire et pilotable à partir de notes dessinées, d’images de synthèse, de rebuts informatiques. Elle est conçue, à l’occasion de cette exposition, par Pierre-Yves Fave et moi-même.

Pierre-Yves Fave est artiste, monteur-truquiste, enseignant Motion Design à l’IUT de Sarcelles (Université de Cergy). Nous travaillons ensemble régulièrement depuis 2004.

Cette exposition est organisée dans le cadre de la résidence artistique sur Cœur d’Essonne de janvier à juin 2019 pour le projet JE est un autre.

Dans le cadre du Contrat local d’éducation artistique (CLEA) avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Île-de-France et du Conseil Départemental de l’Essonne

Patrick Fontana, Notes dessinées, exhibition,

from 2th to 23th march 2019 librairy Marguerite Duras, Brétigny-sur-Orge, France
2th to 25 april 2019 librairy Louis Aragon, Morsang-sur-Orge, France.

I started making drawn notes during seminars in philosophy, art aesthetics and sociology. In general, these drawn notes consist of a drawing linked to a fragment of a text read or heard during a speech. Taken in the moment, they are a form of images of words or texts. I try to maintain a strange relationship of proximity and distance, a bit like archeological reliefs with what they are traces, fragments. These drawn notes are for me a rich field of artistic experiments from which arise a multitude of entanglements of possible forms. The exercise is uncertain and always subjective.

This exhibition is accompanied by the Grenze poster, video-performance, according to the drawn notes of Karl Marx’s Capital. https://youtu.be/npH33sXTyqY
It has been formatted with a random computer process that can be controlled from drawing notes, computer generated images and computer waste. It is conceived, on the occasion of this exhibition, by Pierre-Yves Fave and myself.

Pierre-Yves Fave is an artist, editor-truquist, teacher of Motion Design at the IUT of Sarcelles (University of Cergy). We have been working together regularly since 2004.

This exhibition is organized as part of the artistic residency on Cœur d’Essonne from January to June 2019 for the project JE est un autre

Temps de réaction Matériau

Temps de réaction matériau vidéo, montage provisoire

extraits :

Gilbert Simondon, Entretien sur la mécanologie

Quad, Samuel Beckett

Grenze

Roger Penrose interview

Lecture(s) de bouche(s)

Elvin Jones Drum solo

Synchromy, Norman Mac Laren

Images from TDR material

Espaces laissés libres

Hervé Nicolas, images polaires

LA REPRISE DU TRAVAIL AUX USINES WONDER Jacques Willemont

Tango (Studio SeMaFor-Zbigniew Rybszynski, 1980)

Elvin Jones Drum solo demonstration

J. Robert Oppenheimer: « I am become Death, the destroyer of worlds. »

Pierre-Auguste Renoir – Filmed Painting at Home (1919)

Musiques :

Julie Andrews, mélodie du Bonheur, my favorite things

Rabah Khalfa, derbouka

Jesus blood never failed me yet – Gavin Bryars

Pork Pie Hat by Jeff Beck, written by Charles Mingus,

Beastie Boys – slow and low

 

LUCA BABEL en écoute sur r22-Tout-monde

Je suis heureux de vous annoncer la mise en ligne de l’intégralité du CD audio LUCA BABEL, parcours dans l’œuvre du poète Ghérasim Luca (éditions José Corti), sur la radio R22 Tout-monde à l’adresse suivante : https://r22.fr/antennes/espace-khiasma/lecture-s-de-bouche-s/luca-babel

LUCA BABEL a reçu le Coup de cœur 2014 de la commission Parole Partagée de l’Académie Charles Cros.
Luca Babel regroupe un choix de poèmes de Ghérasim Luca enregistrés au fil du temps. Ces poèmes ont été travaillés à partir de 2007, à l’atelier artistique, Lecture(s) de bouche(s), par des personnes en apprentissage du «Français Langue Étrangère», à l’Atelier Formation de Base de l’association Emmaüs-Solidarité, à Paris et avec l’association Mosaïques à Romainville.

La poésie sonore de Ghérasim Luca s’est révélée un outil incroyable pour apprendre le français, s’étant vite imposée aux participants comme un moyen détourné de prendre la langue à bras le corps. Elle a fait naître auprès des femmes et des hommes qui travaillent dans cet atelier un désir toujours vif de s’approprier les mots. Elle assemble, elle éparpille la langue pour en disperser le sens délibérément. Elle happe les mots à travers des mouvements de recomposition et de déconstruction pour les éructer. Éructer est un signe fort du vivant : accrocher le mot, en cracher le sens, en cracher la sonorité.

Bonnes fêtes de fin d’année
Patrick Fontana

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Temps de réaction au Festival Photophore 2017

Temps de Réaction
work in progress
Pierre-Yves Fave, Patrick Fontana
Samedi 21 octobre 2017 20h30
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Festival Photophore 2017
Espace Jean-Roger Caussimon
6, rue des Alpes
93290 Tremblay-en-France

Temps de réaction parle d’amitié, d’explorations, de rencontres, d’échanges et de construire la « machine à créer du langage entre toi et moi ». C’est une machine analogique avec des côtés absurdes et fragiles. Sa seule existence physique pose déjà question. La machine cherche à lier et à faire fonctionner des éléments qui ne peuvent pas échanger à priori. Elle provoque des récits, des traces, des expérimentations sur la conductibilité possible des éléments qui la composent, leur matérialité. Elle nous amène à nous pencher sur ce qu’est l’intelligence humaine et ce qui la distingue des processus électroniques qui s’en rapprochent.

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Hello à vous,

J’ai trouvé ça très bien, fluide et plein de surprises, avec les bonnes articulations, les bons prolongements vis-à-vis de la première partie (création ludique, impro, éducation aux images/médias, ‘critique’ du quotidien…) et du cadre de la MJC (éducation populaire, faire avec, lien art/science, émancipation…).

Ce n’était pas gagné de faire accepter une nouvelle forme tentaculaire, ni spectacle, ni performance frontale, ni œuvre participative instrumentalisante/infantilisante. Faire vivre un processus en préservant les approches de chacun/chacune pour respecter les expériences singulières, les histoires, les parcours, tout en traversant un environnement technique peuplé de questions, sans réponses toutes faites réconfortantes pour que se renforcent les puissances non-linéaires et leurs actualisations possibles. Le tout étiqueté ‘temps de réaction’ comme pour libérer les mots des choses, à la fois pour laisser la place au mouvement, à la digestion, la distance, l’indifférence, la réflexion, et pour ne pas oppresser avec du coercitif, du partiel, de l’urgence, du contrôle.

La prise de risque d’une forme instable/in-finie est gage de vivacité lucide et réceptive à la contingence, son chaos ambiant et son ‘ordre’ apparent. ça désacralise l’approche de la science et de la technique, ça fait respirer dans la saturation des modes d’emploi. ça libère le désir et stimule les productions iconoclastes, poreuses entre art et non-art.

L’approche fractale entre les articles du blog et leurs extensions ‘dé-scénographiées’ est comme un cheminement, déambulation en forêt de l’écran, et celle du ‘public’, au début, comme résistance aux positions dictées/habitus-ées.

Ce qui a aussi permis des allers-retours pour donner corps entre problématiques/enjeux et exemples concrets.

sinon désolé mais il n’y a qu’une photo (en pj).

Laurent Carlier initiateur du festival Vision’R

Temps de réaction à Khiasma du 5 au 8 septembre

Avec Pierre-Yves Fave, nous continuons nos recherches sur notre projet commun Temps de réaction. (TDR)

L’espace Khiasma nous a donné l’hospitalité pendant 4 jours pour travailler dans leur espace. Un temps partagé avec quelques personnes et plein de nouvelles pistes de travail. A suivre.

Prochain rendez-vous pour TDR, en public, cette fois, au festival Photophore

à l’espace Jean-Roger Caussimon à Tremblay en France fin octobre 2017.

 

PEROU

Patrick Fontana participe aux trois jours organisés par le collectif PEROU.

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PEROU (facebook)

Aujourd’hui, à la Colonie, des paroles et des images puissantes, des réfugiés de Lille, de Zimako Jones, des Calaisiens, des chercheurs du PEROU, de Marielle Macé, de Gaetane Lamarche-Vadel, de Fiona Meadows, de Malte Martin, de Thomas Aguilera, des étudiants de SPEAP, des étudiants du Master de Création Littéraire de Paris 8 Saint-Denis, d’Antoine Hennion, du collectif Sans Plus Attendre, des photographes du projet « Réinventer Calais », et de bien d’autres, mais aussi ce texte envoyé au PEROU par Patrick Chamoiseau, extrait de son livre à paraître ce samedi, « Frères Migrants » :

« Mais, alors que bien des pays pauvres recueillent tant bien que mal des migrations massives, les États-nations d’Europe préfèrent dire à la vie qu’elle ne saurait passer. Eux qui ont tant migré, tant brisé de frontières, tant conquis, dominé, et qui dominent encore, veulent enchouker à résidence misères terreurs et pauvretés humaines. Ils prétendent que le monde d’au-delà de leurs seules frontières n’a rien à voir avec leur monde. Qu’il n’est pas de leurs oeuvres et pas de leur devoir. Ils lui opposent les dissuasions d’une mort autorisée, filmée à angles choisis, médiatisée chaque jour. Ils élèvent l’attestation d’un impossible sur des monceaux de cadavres et consentent à l’abandon de tout un océan aux vocations des cimetières. Le berceau de leur civilisation est devenu une tombe. Ils ont tout essayé, pactisé avec les infamies, ici avec le diable turc, là avec la déroute grecque, plus loin ils ont forcé la faiblesse italienne, et pour le reste ils ont peuplé leurs rives de démons mercenaires. Cela se voit légitimé par des équilibres économiques, des seuils de tolérance, des préventions sécuritaires contre le terrorisme, de la Raison d’État alliée aux indigences du pragmatisme politicien. Ils arguent d’identités menacées par des hordes dissolvantes. Ils disent que rester hors d’atteinte est la seule réponse possible à ce qui n’est qu’un début d’invasion. L’Europe envisagée comme solitude au monde ! L’Europe, amputée de sa propre mémoire, se voyant née d’elle-même, se nourrissant d’elle-même, achevée en elle-même sans besoin de l’Humain !… Pourtant, en son sein même, l’imprévisible surgit. Quelques êtres humains – je parle des gens de l’ordinaire, sans titre et sans blason – s’éveillent malgré tout à quelque chose en eux. À l’instar des migrants, ils inventent au-devant de leur propre humanité d’intraitables chemins. Sans attendre un quelconque horizon, ils recueillent et accueillent des ombres des spectres des silhouettes qui traversent les projecteurs et les obstacles éblouissants. Ils se portent vers eux, sans lumière, sans audience, avec juste un rien d’humanité tremblante. Se faisant eux-mêmes et audience et infime lumière, ils donnent leur lit, leur petit déjeuner, leurs habits, leur temps, leur solitude aussi. Casa nostra, casa vostra ! Chants, danses, musiques, petites choses petits gestes petits mots qui recèlent sans doute l’éclat ténu d’un autre monde : une intuition qui désavoue des vérités ténébreuses et puissantes. Casa nostra, casa vostra ! »

Demain, toujours à la Colonie, d’autres paroles, d’autres images, d’autres actes au programme, à partager, à faire proliférer.

PEROU_Colonie (pdf de présentation)

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