Parce que l’oiseau is a series of ballpoint pen drawings in different formats, juxtaposing birds and humans, helpless in the face of impending wars and climate disasters, as well as portraits.
Parce que l’oiseau places the human and the bird together, in the same gaze, worlds that we would like to share.
Depuis sa mise en ligne en novembre 2018, plus de 85000 personnes de 115 pays du monde entier ont visité l’application gratuite Ethica du travail sans obstacle et son site internet (janvier 2026)
Une présentation d’Ethica du travail sans obstacle sur France Culture, dans le podcast Lecture numérique présenté par Lou Quevauvillers.
EXPOSITION La construction du champ 1 : le chantier, 2021. Vitry-sur Seine Présentation de l’application Ethica du travail sans obstacle et un ensemble des recherches de Patrick Fontana sur l’Éthique de Spinoza. Video sur youtube
La dernière création sonore de l’atelier Lecture(s) de bouche(s) « Les voix passantes » est en ligne sur R22.fr, durée 44 minutes.
Réalisée en octobre 2023 pour l’exposition *Ceci n’est pas un château*, (nov. 2023 – jan. 2024) au château de l’étang à Bagnolet.
Elle est composée de lectures de poèmes lus et enregistrés par les participants eux-mêmes, de paroles collectées sur des descriptions d’un lieu, puisées dans leurs souvenirs d’hier ou d’aujourd’hui, en écho au titre de l’exposition.
Poésie de Yannick Torlini, Claude Favre, Hala Mohammad, Christophe Manon, Jacques Prévert, Yves Bonnefoy, Emmanuel Fournier.
avec des adultes en cours d’alphabétisation des ateliers socio-linguistiques des Centres Les Coutures, Pablo Neruda, Guy Toffoletti de Bagnolet, groupes de Yasmina Sedrati, Mayssa Montassar et Borbala Soos et avec l’association Kolone à Paris ( Emmanuelle Galienne et son équipe).
L’atelier Lecture(s) de bouche(s) à entendre sur R22-tout monde
Nous travaillons ensemble depuis 2004. Nous mettons en commun nos expériences pour découvrir à chaque fois de nouveaux territoires numériques et poétiques, sonores et visuels. Nous construisons souvent des outils spécifiques pour ces projets.
Les voix
Une foule de voix, à travers 10 enceintes amplifiées, fait entendre des enregistrements de lectures des poèmes l’Étranger et L’invitation au voyage de Charles Baudelaire, en français, en russe, en arabe, en tigrinya, en tamoul, en vietnamien, en chinois, en bengali, en espagnol, en tchèque, en turc, en farsi, en catalan.
L’utilisation d’un travail de traductions remet en jeu le français au coeur de cette polyphonie en mouvement et nous amène dans une autre dimension de l’écoute. Des traductions inédites ont été spécialement traduites pour Des-intégration(s) : en Tamoul, en Vietnamien, en Arabe, en Catalan, en Tigrinya.
Les enregistrements
Les enregistrements ont été réalisés en 2010 dans l’atelier Lecture(s) de bouche(s) à l’association Emmaüs-Solidarité, avec des personnes en apprentissage du Français Langue Étrangère.
Ce sont les poèmes de Baudelaire qu’on entend, Baudelaire, à la fois poète de référence et figure de la rupture moderne, comme tout les poètes, étranger dans sa propre langue.
Installation visuelle et sonore
La spatialisation des voix nous plonge dans un espace sonore toujours en mouvement avec deux vidéo-projections.
Au coeur de cette poésie-monde, une vidéo-projection du CESEDA, (Code d’Entrée et de Séjour des Emigrés et du Droit d’Asile) s’altère, se désordonne, comme si le cadre qu’il donnait à la langue se trouvait soudainement trop étroit pour contenir la vaste étendue sensible de cette cette polyphonie.
Dans ce désordre, le texte de loi devient une langue étrangère qui se mélange au texte du poème l’Étranger.
Le poème l’Étranger s’écrit dans toutes les langues des voix entendues.
Une deuxième vidéo-projection, au sol, montre une cartographie en temps-réel de l’espace sonore de l’installation.
L’installation est écrite avec Puredata, logiciel libre.
Les ordinateurs communiquent entre eux en réseau.
spatialisation sonore
Un espace délimité par une dizaine d’enceintes amplifiées.
Le public entend les voix des lecteurs circuler d’une enceinte à l’autre. A chaque instant, le programme définit un ensemble de paramètres pour le son : des rythmes, des intensités, des pauses éventuelles, le nombre de lecteurs actifs. Il définit aussi pour l’espace : la position, la vitesse de déplacement de chaque lecteur, la manière dont le son nous est retransmis à travers les enceintes.
Dans cette summa divisio nécessaire, l’ordre national est présenté comme la condition de structuration d’une collectivité politique délimitée et protégée de sa dilution.
Dans l’installation nous proposons d’exposer les notes dessinées de Patrick Fontana, réalisées à partir du livre de Christophe Bertossi, Les frontières de la citoyenneté en Europe : nationalité, résidence, appartenance.
Une foule de voix, à travers 10 enceintes amplifiées, fait entendre des enregistrements de lectures des poèmes l’Étranger et L’invitation au voyage de Charles Baudelaire, en français, en russe, en arabe, en tigrinya, en tamoul, en vietnamien, en chinois, en bengali, en espagnol, en tchèque, en turc, en farsi, en catalan. Au coeur de cette poésie-monde, une vidéo-projection du CESEDA, (Code d’Entrée et de Séjour des Emigrés et du Droit d’Asile) s’altère, se désordonne, comme si le cadre qu’il donnait à la langue se trouvait soudainement trop étroit pour contenir la vaste étendue sensible de cette cette polyphonie.
(Avril 2024) Depuis sa mise en ligne en novembre 2018, plus de 63 000 personnes de 110 pays du monde entier ont visité l’application gratuite Ethica du travail sans obstacle et son site internet.
(april 2024) Since its launch 2018, more than 63 000 people from 110 countries around the world have connected to the Ethica work without obstacle application and its website.
C’est un atelier d’expérimentations sonores à partir de la poésie dans toutes ses diversités qui a 20 ans : de la poésie contemporaine française et étrangère, mais aussi des textes apportés ou écrits par les participant.es. Il s’adresse à tous les publics, en particulier avec des personnes en apprentissage du français langue étrangère.
L’atelier est un lieu d’échanges et de savoirs : Il s’agit de lire à plusieurs, de s’enregistrer, de partager les rencontres, les sourires, les peurs, les rires, les voix, les murmures, les étonnements. Tout au long de l’atelier, il y a cette volonté de faire corps ensemble, faire corps à travers la musique des langues avec les différences de chacun.
L’atelier Lecture(s) de bouche(s) a reçu le Coup de Coeur de l’Académie Charles Cros 2014 pour LUCA BABEL ! CD audio, poèmes de Ghérasim Luca.
à France Culture
L’Amour Noir, création radiophonique, France Culture, 2008
Je vous invite à redécouvrir l’Amour noir, une émission que j’avais proposée à France Culture, réalisation Marguerite Gateau, en 2008, d’un montage de lectures de poésies de Ghérasim Luca lus par les personnes en apprentissage du français langue étrangère de l’atelier lecture(s) de bouche(s) et des comédiens professionnels.
En préparant l’émission, j’ai trouvé aux archives de l’INA en 2008 ces mots de Luca, qui résonnent fortement avec ce qui se joue toujours dans l’atelier lecture(s) de bouche(s).
« En tant que mot lancé dans l’espace, je ne sens pas le besoin de le décrypter et de le justifier même si je peux jeter des lumières sur son apparition. La façon dont je vois et je sens que si je parle de ce poème, je l’appauvris. Pour moi c’est une tentative de prononcer un mot et si on prononce un mot avec son corps, si on prononce viscéralement au lieu de le prononcer uniquement au bout des lèvres dans une fonction du mot, dans une phrase en fin où il a une fonction subalterne finalement parce qu’il est là pour servir à formuler une pensée, une idée. Or ce mot est lissé dans son existence matérielle et le passage d’une syllabe à l’autre ouvre des labyrinthes enfin, je suis persuadé que si on prononce vraiment un mot, on dit le monde, on dit tous les mots. Si on essaye de faire corps avec le mot alors on fait corps avec le monde et on sert tout son pouvoir d’explosion et le mot est une vibration solidifiée finalement, il est dans un état d’esclavage par définition parce qu’il est cristallisé dans un concept. Mais si on le sort de sa forme et de sa condition de mot, sa condition limitée à ce qu’il est enfin, le mot est comme un être, enfin, qui est enfermé dans sa condition humaine et qui est ce qu’il est. »
Ghérasim Luca, France Culture, 1977.
Ghérasim Luca, né à Bucarest le 10 juillet 1913 et mort à Boulogne-Billancourt le 6 mars 1994, est un poète d’origine roumaine dont la majeure partie de l’œuvre a été publiée en français.
Dans le cadre de la dernière exposition qui clos le cycle construction du champ à la galerie Jean Collet, auquel j’aurai participé avec Ethica du travail sans obstacle, présentation le 17 juin 2023 à 15h de mon travail de notes dessinées.
Je prend des notes dessinées pendant des séminaires de philosophie, d’esthétique de l’art et de sociologie. Ces notes dessinées se composent d’un dessin lié à un fragment d’un texte lu ou entendu lors d’un discours. Prises dans l’instant, elles sont une forme de mise en images des paroles ou des textes. (séminaires de Jacques Rancière, Giorgio Agamben, de Toni Negri…, à partir de livres de Gilles Deleuze, Aristote, Walter Benjamin, Christophe Bertossi, Spinoza, Anna Tsing, Karl Marx… ) Ces notes sont ensuite développées sous forme de séries de dessins, de séquences animées (Grenze, Lecture(s) de bouche(s)… (ci-dessous Capital, Karl Marx)
A la galerie Flamant à Brunoy, (France) encadrement (118x90cm) d’une note dessinée « pensée et étendue » (à partir de lectures de l’Ethique Spinoza) et d’un dessin de la série Parce que l’oiseau (titre du livre éponyme de Fabienne Raphoz avec son aimable autorisation). Ces deux oeuvres réunis dans un même cadre, entrent dans la collection de la Galerie Vitry Sur Seine et seront conservés au musée Mac Val.
At the Flamant Gallery in Brunoy, (France) framing (118x90cm) of a drawn note « pensée et étendue » (from readings of the Spinoza Ethics) and a drawing from the series Parce que l’oiseau (title of the eponymous book by Fabienne Raphoz with her kind permission). These two works, brought together in the same frame, are part of the collection of the Galerie Vitry-Sur-Seine and will be kept at the Mac Val Museum.